Arriba España Abajo la Dictadura – No Passaran !
Un court article vite fait mal fait pour te présenter un très bon film, qui m’a été recommandé par Flamkuch et qui vaut vraiment le détour !
Le film se déroulle en 36/37, juste après la victoire de la cohalition de gauche aux élections générales. Peu de temps après, le général fasciste Franco, soutenu par les riches industriels, les bourgeois et l’église, tente un putsh contre le gouvernement ouvrier qui avait entammé des réformes démocratiques. Ce dernier forme alors des milices pour se défendre contre l’armée fasciste.
L’histoire de la Révolution Espagnole quoi, comme tout le monde la connais ou presque. Nous suivons ici David, un jeune anglais qui s’engage pour défendre la république, qui fera les frais de la stalinisation du PCE, et d’autres faits marquants de la lutte.
J’raconte pas plus, à toi de voir. Démerde toi pour le trouver si ça t’intéresse ^^


Avant d’écrire n’importe quoi en histoire, il peut être bon de lire un peu avant.
Franco n’est pas un général “fasciste” : pour mieux comprendre ce qu’est le fascisme, tu peux lire “Les fascismes”, un excellent bouquin de P.Milza, bouquin dont la lecture ne ferait pas de mal à ceux qui voient du fascisme partout à droite. Milza y évoque les relations parfois tendues entre Franco et a Phalange.
Ensuite, les “réformes démocratiques”, c’est quoi, au juste ? Les massacres de prêtres ou de reiligieux, de propriétaires terriens, etc ? L’abolition de la monnaie et le port du bleu de travail obligatoire pour tous, dans des villes ou des régions qui auto-proclamaient leur indépendance. C’est ça les “réformes démocratiques” ? Encre une fois, permets-moi de te conseiller de lire un peu : “Histoire de l’Espagne franqiste” de Max Gallo, “La guerre d’Espagne” de Guy Hermet, “La guerre d’Espagne” de Gabriele Ranzato, “La guerre d’Espagne revisitée” d’Arnaud Imatz, etc etc.
Faut laisser tomber les clichés colportés par des mythos comme BHL (s’inspirant des récits romantiques faits par Malraux) et abandonner cette vision manichéenne de l’Histoire.
Je ne sais pas qui de nous est le plus manichéen des deux. Je pourrais te citer, non seulement les bouquins de Malraux, mais aussi ceux d’Orwell, d’Hemingway, de Koestler, d’Helman etc. Je te ferais également remarquer que l’article dont il est question ici date d’il y a presque deux ans et qu’il n’est donc, du fait de mes nombreuses lectures, plus très frais quant à ma pensée actuelle.
Pour le livre de P. Milza que tu recommandes, il pourrait être intéressant en effet, mais pas besoin de chercher plus loin que Wikipédia pour avoir une explication sur les idées de Franco (voir ici). Claire, net et précise, il ne m’en faut pas plus. De fait, si tu ne veux pas le considérer comme fasciste, ne l’oublions pas comme dictateur, avec tout ce qui va avec (voir là).
Je ne pourrais pas te parler des réformes démocratiques, je n’ai pas assez étudié l’Espagne pour ça, mais dans mon souvenir la mise en commun de moyens de production, tels qu’ils soient, l’indépendance ou l’autonomie de certaines régions, cela ne me semblait pas si mal. En tout cas, ça collait parfaitement avec ce que voulait la grande majorité des espagnols à l’époque, et même si objectivement ça peut te paraître farfelu ou incompréhensible, cette fantaisie nouvelle est autre chose qu’une dictature répressive et ingrate comme on a si souvent vu.
Petite analyse : tu me taxait de manichéen via mon analyse historique. Bien. Par contre, quand tu évoque ce que j’appelle des exécutions, tu emploie le terme massacre. Soit nous sommes tous deux dans la même situation, soit quelque chose coince. Et puisque tu parlait d’analyse historique, sache que, primo l’église était alliée de Franco, ce qui faisait d’elle l’ennemie des Républicains. Secundo, de par cet alliance, il peut paraître « normal » – dans le cadre de la guerre – que l’on procède à des exécutions comme cela a été le cas pour punir les dénonciations de soldats républicains, de syndicalistes ou de brigadistes. Il ne faut pas pleurer sur les religieux parce qu’ils ont été « massacrés ». Ils avaient choisi leur camp, ne leur restait-il qu’à assumer les conséquences de leur actes !
Pour finir, il me parait assez prétentieux que tu me conseille « de lire un peu », sachant que c’est une de mes occupations principales, et que tu me mette dans le panier des lecteurs de BHL, qui plus est, vu comment tu l’indique, de façon stupide ou irréfléchie, pour une simple histoire de point de vue. Je suis d’accord pour abandonner la vision manichéenne de l’histoire. Mais sommes-nous tous prêts à faire le grand saut ? Et qui est juge de notre interprétation, si ce n’est nous même ?